Sous l’égide de Mars et de Vénus unis.
Sur le pré nous voici à l’aurore qui luit
Pour un duel d’amour où tout doit être dit ;
Nous devons batailler sans témoins ni dédit.
Allongés nus sur l’herbe, nos armes sont fourbies
Et chacun sur ses gardes prépare ses défenses,
Moi mes mains, mon couteau qui frémit d’impatience,
Toi tes seins et tes yeux qui scrutent mes envies.
Et je prends l’ascendant dés le premier assaut !
Il m’a suffit de voir tes fesses callipyges
Pour que tes reins cambrés encouragent ma tige
Et, d’un contournement, que j’assiège ton dos.
Mais l’embuscade est fine et tu connais mes armes
Et tu croises, et esquives et tu saisis l’épée
Qui pointe sur ta hanche. A l’instant dégainée
Ma rapière devient lisse et tu sens bien l’alarme.
Et soudain malgré moi je dois lever le siège
Quand en te retournant tu m’assailles d’estoc
En t’empalant sur moi tu repousses l’attaque
Et ta chaleur humide parachève ton piège.
Dans ce duel inégal qui tous deux nous oppose
C’est toi qui me domines et conquières ma tour
Et même si mes mains encerclent tes seins lourds
C’est pourtant ma défaite qui sonne quand j’explose
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